
À paraître très bientôt, vers la mi-avril 2026

Avant-propos
Rebelle, authentique, généreuse, anticonformiste, Brigitte Bardot a dédié sa vie aux autres. D’abord icône du septième art, puis militante infatigable de la cause animale. Une existence en deux actes, où la guerrière de l’amour est restée une guerrière toujours. Guerrière jusqu’au bout.
BB a incarné la beauté, la nature et l’engagement. Elle a affranchi des générations de femmes et d’hommes, de l’esclavage des tabous, de la mainmise des institutions. Son génie visionnaire a insufflé une liberté et une dignité renouvelées au cinéma, à la mode et au genre animal.
Nous devons à BB la révolution émancipatrice qui a secoué, sans scrupules, nos mœurs et coutumes. Grâce à BB, la vie libre n’est plus une utopie.
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Actrice, sa voix est d’une innocence inimitable. Son jeu, d’une simplicité naturelle. Son regard profond capture nos rêves avides de délivrance et de beauté. Dès le début, son âme recelait un amour ardent pour la vie juste et digne, sous toutes ses formes.
Brise légère ou ouragan, BB effleure les cœurs, éveille les âmes. Elle est une symphonie où chaque mouvement chante la vie et l’amour. Elle danse avec le temps, le métamorphose en continuel printemps, sculptant l’éternité dans l’éphémère.
À l’écran, elle transcende son personnage pour devenir métaphore de ce qu’elle interprète, souffle nouveau qui bouscule les convenances. Chacune de ses scènes est une peinture vivante, un poème en action où l’émotion éclate avec une intensité rare.
Le génie de BB réside dans sa capacité à mêler vulnérabilité et puissance, innocence et audace. Son regard révèle un monde de contradictions lumineuses. Elle n’a pas joué des rôles, elle était elle-même. Femme authentique dans toute sa complexité, elle a remodelé le cinéma et notre époque à son image, souveraine, insoumise.
BB brise les chaînes des clichés, des carcans. Elle invente un langage galant et sincère où le corps exprime ce que les mots ne peuvent dire. Un simple geste, un sourire, un soupir, et ce sont des actes d’une poésie brute. Poésie tissée d’ombre et de lumière.
Sa silhouette et son art ont bouleversé la façon de vivre de millions de personnes. Mine de rien, elle nous a invités, au fil des années, à mieux vivre, à mieux aimer. Elle nous a éduqués, transformés. Nous avons affiné, sous son égide, notre sensibilité et notre regard envers la vie et les animaux.
Étoile flamboyante, elle personnifie la liberté et la sensualité authentiques. Sans fard. Sans fioritures. Sans enjolivures. Simone de Beauvoir pouvait bien écrire à son sujet : « Un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser. »
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Le renoncement de BB à la gloire pour épouser la cause des animaux est infiniment louable. Quelle autre personnalité du monde artistique a osé sacrifier sa carrière et sa fortune pour une noble cause ?
Symbole de bienveillance, de charité, de bonté, ses interventions philanthropiques à la rescousse des démunis
sont notoires (Joséphine Baker, Farley Matchett, Paul Watson l’activiste, les sans-abris et leurs animaux, les gilets jaunes…).
Au-delà de son charme, se déploie l’œuvre d’un génie unique. Brigitte Bardot n’est pas seulement une image figée dans l’or des projecteurs. Elle est une tempête créatrice, alchimie exceptionnelle entre art et vie, entre féminité ardente et force d’engagement indomptable.
Sa grâce fluide, sa liberté sauvage, sa détermination à célébrer les cadeaux de la nature s’imposent spontanément dans toutes les sphères de sa vie. Quoi qu’elle entreprenne.
Après la joie et le plaisir, fatiguée des mondanités superflues, BB évolue et nous présente un amour universel, désintéressé, gratuit, qui se manifeste par des gestes concrets : ressentir la souffrance des animaux comme la nôtre, soulager leur mal, respecter leur dignité.
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Le deuxième acte de sa vie qu’elle écrit, comme dans une pièce de théâtre, commence en 1973, à la Madrague, après avoir joué dans 45 films.
L’élément déclencheur qui l’a déterminée à opter pour ce virage définitif à l’âge de 38 ans, c’est une chèvre utilisée comme figurante dans un film. BB apprend que l’animal est destiné à être grillé le dimanche suivant lors d’un festin. Bouleversée, l’actrice décide de le racheter sur-le-champ pour le sauver et le ramène dans sa chambre d’hôtel, provoquant la stupéfaction générale.
Incident majeur ! Ce sauvetage agit comme un révélateur de l’insouciance des êtres humains. Un déclic ébranle sa conscience. Elle réalise l’inutilité de sa vie de star face à la souffrance animale. Ce jour-là, ellemet un terme à sa carrière cinématographique pour se consacrer à la défense de ceux qui « ne connaissent pas la trahison ».
BB confiera plus tard : « Je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que je m’occupe des animaux. C’est la seule chose qui donne un sens à ma vie ». Elle dira, rendue à un âge avancé : « Les animaux s’en foutent que j’aie vieilli… Ils m’aiment quand même ! »
Moteur d’une évolution culturelle, sociale, morale, pionnière d’une modernité plus viable, elle nous a sensibilisés à la protection de la dignité animale. Son œuvre s’élève, chant magistral. Torrent qui traverse l’espace et le temps. Hymne à la femme, à l’art, à la dignité menacée.
BB demeure, malgré la polémique, une muse insaisissable, poème vivant que chaque génération voudrait écrire, relire et ne jamais oublier. Elle est l’écho d’un monde pacifique, juste, compatissant.
Son souffle généreux nous invite à reconnaître la beauté intérieure comme force de vie. Elle nous aide à nous réapproprier l’indispensable mansuétude qui doit habiter et transformer le monde.
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Ce recueil ne se contente pas d’être un panégyrique. Il explore l’essence même de BB, sa lutte, sa lumière fragile, sa contribution dans un monde noir et chaotique.
La beauté de BB n’est pas un trait superficiel, mais l’expression de sa personne. Son corps est comparé, dès la première page, à un « cerisier en fleur » suspendu dans un printemps éternel. Les gestes et les inflexions de ces fragments poétiques deviennent rites, vibrations qui transcendent la matière, forces qui réconcilient le monde, langage divin dans le profane, éclats de lumière au cœur de la nuit.
Peut-on surnommer BB médiatrice entre les règnes humain et animal, porteuse d’une alliance sacrée ? Elle nous révèle, sans ambages, une vérité profonde : l’existence humaine ne saurait s’accomplir honorablement hors du respect des formes naturelles qui habitent la Terre. Dans cette communion entre les espèces, la nature n’est plus un décor, mais un sujet à respecter. L’animal devient témoin, confrère, partenaire, miroir d’une sagesse oubliée.
Le combat pour la justice animale avait besoin d’une guerrière. BB répondit à l’appel et réussit à restituer à l’innocence son espace légitime. Elle a rendu à l’animal son droit sacro-saint de vivre en paix, protégé de la destructivité avide du monde. Sa Fondation, inaugurée en 1986, poursuit ce long et aride chemin dans 70 pays. Elle est désormais présidée par son mari Bernard d’Ormale.
La volonté de fer de BB a fait bouger les lignes du droit. Son opiniâtreté a mené à une évolution législative. Le législateur a fini par plier et a réformé la loi. Voici quelques-unes de ses remarquables victoires : interdiction de l’importation de peaux de phoques de moins de deux semaines (blanchons) en Europe (1983), puis du commerce de produits dérivés de cette chasse (Règlement CE n° 1007/2009) ; imposition du pistolet d’abattage à tige performante qui étourdit l’animal avant de le tuer, ce qui diminue sa souffrance (Règlement CE n° 1099/2009) ; interdiction de l’importation de peaux de chiens et de chats depuis 2006 en France, puis en Europe (Règlement CE n° 1523/2007) ; renforcement de la lutte contre la maltraitance animale (loi n° 2021-1539) ; reconnaissance de l’animal comme « un être sensible », pas comme un « simple objet » (Code rural L214-1) ; sanctions accrues contre les sévices graves et actes de cruauté envers les animaux (Code pénal, art. 521-1) ; fin de la vente des chiots et des chatons dans les animaleries afin d’éviter les achats compulsifs et les abandons massifs (loi n° 2021-1539) ; création du « Certificat d’Engagement et de Connaissance (CEC) » devenu obligatoire en France depuis le 1er octobre 2022 pour tout nouvel acquéreur d’animal.
D’autres causes sont en cours : l’abolition de la chasse à courre, la réduction de la chasse intensive du cerf et de la palombe, l’abattage rituel, la corrida, le « Plan Chats Errants », le programme « Assiette éthique » qui touche l’éducation et la restauration (BB propose deux menus végétariens par semaine pour inciter les citoyens à diminuer la consommation de viande), l’hippophagie, la fin des cirques en ville et des Poneys-Clubs, les pensions pour sans-abris avec animaux, la formation d’une police municipale spécialisée en maltraitance animale domestique, etc.
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BB est-elle trop idéalisée, déifiée ? Peut-être. Son idéalisation répond toutefois à un besoin fondamental. Dans notre manque, nous projetons souvent sur la figure idolâtrée une lumière capable de combattre nos ténèbres intérieures. Nous exaltons la personne lumineuse qui incarne un archétype, un symbole de ce à quoi nous aspirons. BB arrive à point nommé et symbolise la libération, l’intégrité, la justice sociale, puis la compassion animale souhaitée. Elle nous appelle à vivre pleinement l’amour, dans le moment présent, source d’un infini possible. Amour envers tout le vivant.
En personnifiant elle-même cette vertu par des actes exemplaires, BB peut bien nous rappeler, en toute crédibilité, notre devoir éthique envers les animaux. Son parcours lui confère l’autorité nécessaire pour guider nos consciences et nous inviter à une compassion active.
Vie pleine. Vie riche. Vie réussie. BB devient la figure d’une humanité réconciliée avec son sens de l’altruisme. L’altérité de l’animalité n’est plus domination ou peur, mais communion et fraternité.
La lutte acharnée de la combattante la dépassait. Tâche immense ! Comment purifier le monde de sa violence envers l’animal, alors que le politique tarde et rechigne à acquiescer à ses doléances ?
La révolution de BB ne réside pas dans la force, mais dans sa capacité à convertir la cruauté en amour. Sa quête nous confronte à l’urgence d’une symbiose durable et pacifique avec le genre animal.
BB est une lumière impossible à éteindre. Mieux que mille bonzes, elle conduit les âmes vers une empathie universelle. Ses exhortations nous tracent un sillon d’espérance et renouvellent l’alliance perdue entre l’être humain, le règne animal et le cosmos. Saurons-nous suivre ce modèle de charité existentielle ?
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Célébrades est plus qu’une compilation de poèmes : c’est un rituel poétique d’initiation à la lumière et à la sagesse de Brigitte. Sa compassion et son engagement fusionnent pour redéfinir la place modérée de l’humain face à l’animal. En célébrant BB, le poème appelle à une transmutation intérieure. Il invite à embraser le monde par le feu sacré de l’amour et de l’authenticité. Acte de salut universel. Défi sublime face à la noirceur.
En définitive, BB nous lance un sacré hymne à la vie, à l’amour, à la bonté. Elle refuse de se taire. Même après sa mort, son message d’imploration continue tant que l’humain n’a pas saisi son devoir moral de respecter les autres espèces. Tant que notre conscience n’a pas instauré une véritable justice sociale étendue au genre animal.
Puisse ce recueil, qui porte sa voix, être l’étincelle qui transforme notre regard en engagement concret, et notre compassion en une nouvelle manière d’habiter le monde. Que le respect animal soit une valeur humaniste indissociable du respect entre les humains ! Que la haine cède au règne de l’amour universel !
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Inhumée à 91 ans, juste en face de la mer, Brigitte Bardot repose désormais en paix auprès de ses parents et de quelques artistes. Les vagues murmureront, pour l’éternité, hommages et compliments à l’éclat de son génie intemporel.
Bernard Anton
Détails de la 2ème édition enrichie
Trois suites de poèmes bien appréciées par BB :
Célébrades
Couronne à l’unique
Jeux de grâce
Quatre suites inédites, écrites après le départ de BB :
Bienheureuse à jamais
Gratitude du vivant
Surnoms de jade
Oraison des ami(e)s à l’Amie
Suivi d’un texte en prose :
Lettre à la gardienne qui ouvre la porte
Un total de huit séquences poétiques précédées et suivies de réflexions sur l’œuvre.
Deux vidéos promotionnels (poèmes mis en musique et chantés :
« Célébrades » extraits
Voir portfolio : https://bernardanton.com/celebrades/
Voir site Web de l’auteur : www.bernardanton.com
Merci à Béatrice Favereau pour les belles illustrations (page de couverture et intérieur du livre)
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